08 décembre 2006
Chaud au Coeur
Je me suis posé, un instant, pour me sonder de l'intérieur.
17°C à Nice,
11°C à Lyon,
28°C à Madras,
8°C à Rennes,
et 30°C à Buenos Aires dans un avenir proche,
soit 94°C en tout (beh oui, on accumule) :
Ca fait chaud au coeur.
Fanfan
12:07 Publié dans Journal de Bord | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien
14 novembre 2006
Chorégraphie pour Augmentation
Une augmentation.
C'est ça qu'il me faudrait.
Pour arroser mes pâtes aldente de la toute nouvelle sauce aux 4 fromages, pour renouveler mon stock de bières, pour investir dans un bonnet de laine : mes oreilles manquent de geler chaque matin.
Mais voilà, mon borné de chef est plutôt dur à convaincre. La dernière fois -la semaine dernière-, ce fut un non catégorique, presque insultant. Et maintenant, chaque fois qu'il me regarde, me pèse sa médiocrité. Cet air supérieur et puant.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.
Finies, les phrases polies et pleines de retenues. Finis, les sourires contraints pendant les pauses café.
L'idée m'est venue Samedi dernier, j'ai trouvé une chorégraphie qui pourra peut-être le persuader :
http://www.dailymotion.com/visited-today/video/xn0pi_nouv...
Je me suis entrainé des heures durant. Vite, en place, j'entends ses pas qui résonnent dans le couloir...
Fanfan
16:55 Publié dans Journal de Bord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien, blog, humour
12 octobre 2006
Brioche suisse
Je devais montrer une drôle de mine. Non, pas à cause de la sortie brusque du lit tiède.
Et j’aurais bien voulu m’observer, en train de contempler ce placard.
Placard qui avait l’idée saugrenue et sournoise d’être vide. Affreusement vide. Même pas une trace de biscotte ou de céréale. C’est comme si l’on venait d’emménager.
Et le vide s’est transposé dans mon estomac.
Mais si le jeûne a ses vertus, je suis adepte du remplissage. Que ma salive n’ait pas son travail quotidien et matinal, je ne le permettrai pas !
Qui pour accompagner les flots noirs du cafés dans les méandres de mon estomac ?
Certes, la conserve de choucroute traîne non loin, tel un condamné à perpétuité, attendant son heure et se réjouissant des arrivages frais qui la supplanteront à chaque nouveau repas.
Mais le matin ne raffole pas du choux. Et, supposition, les collègues non plus.
Mais alors, que faire ?
Me vient soudainement à l’esprit que l’Homme, cet animal parfois intelligent, a dans sa folie mis au monde la Boulangerie. Avec un grand B, s’il vous plaît. Et d’ailleurs, même si ça ne vous plaît pas car à cet instant, j’ai bien pensé que la Boulangerie était sans conteste la plus belle des industries du monde.
J’ai sauté dans mon pantalon et dans les escaliers, suis sorti de l’immeuble et en pleine excitation, mon gros sous de 2 euros fermement prisonnier de mon poing.
Après, dans la noble fabrique, ce fut plus compliqué.
Le croissant a cette forme de coquillage qui vous plonge dans l’apaisement.
Le pain au chocolat, malgré son nom bien trop banal, offre aux papilles de l’insolite et charrie la gourmandise, cette vilaine qui revient au galop avec la fougue de tout emporter sur son passage.
Tout ?
Non, être raisonnable. Et la boulangère commençait à s’impatienter.
Choisir. Et vite car le trou interne se propageait. Etait-il possible qu’il atteigne mon cerveau ?
D’aucuns auraient ajouté que celui-ci n’est déjà point trop rempli. D’autres, que mon cerveau est déjà bien atteint.
Qui pourrait m’aider, à part bien entendu Saint Honoré, le patron des boulangers ?
Plus le temps avançait et plus mon indécision était grande. Réellement, je mettais le croissant coquillage et la pain au chocolat insolite à égalité.
Quelle terrible situation ! Quel cruel dilemme !
Quand tout à coup, sorti d’entre les chaussons au pomme et les tartelettes minuscules, m’apparaît un large feuilleté tressé, parsemé de pépites de chocolat et regorgeant de crème pâtissière.
« Brioche suisse » était-il écrit.
Voilà un nom exotique.
Dès que la boulangère, l’heureuse femme de l’artiste du sous-sol, m’eut rendu la monnaie, le miracle se produisit.
Quelque chose d’indescriptible, de profondément chimique et complexe m’emplit par à-coups successifs.
La Brioche suisse se consumait et mon ventre se remplissait. Mais ce n’était pas tout : ma langue, mon palais et tout mon corps en profitaient !
Et depuis le retour à la normalité, c’est à dire trois minutes après l’ultime bouchée délicieuse, j’envisage des vacances chez nos voisins helvètes.
Fanfan
15:48 Publié dans Journal de Bord | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, ecriture, *de tout et de rien*, de tout et de rien
28 septembre 2006
Un nez qui se prend pour une gouttière
Mon nez goutte. Pauvre nez.
Un nez qui se prend pour une gouttière. Est-ce bien raisonnable ?
N’était-il pas nettement plus agréable, ce temps de l’été où nous étions au sec ?
La nécessité de se moucher, on s’en passerait franchement. N’est-il pas ? diraient les anglais.
Se nettoyer de l’intérieur, certes. Mais quand il naît tant de nébuleuses qui valent si peu d’être décrites, au moins aussi dangereuses que les laves d’un volcan, on souffle à contre-cœur. Et les fosses se vident à peine.
Ajouté à cela un chat (de gouttière, je suppose) dans la gorge et la farce est jouée.
La coupe est pleine.
Et le café vient suppléer les mouchoirs dans ces luttes contre soi qui, je l’espère, termineront avant la station terminus du nécropole.
Fanfan
14:35 Publié dans Journal de Bord | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien
21 septembre 2006
Comment avoir envie de pisser ?
Ne riez pas. C'est une question très importante.
Dans maintenant 27 minutes, j'ai une visite médicale de prévention.
On m'a prévenu d'une analyse d'urine.
D'accord, mais ce matin, je n'allais tout de même pas éviter la petite pièce. Et la bière d'hier soir? Elle s'évapore peut-être?
Alors, depuis que je suis au bureau, je bois. Comme un trou. Comme un "sot" percé. Mon ventre est balloné, je devine des vaguelettes mais toujours pas la moindre envie naissante...
Je penserai aux chutes du Niagara ou d'Iguazu. On verra bien.
Fanfan
09:38 Publié dans Journal de Bord | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien
15 septembre 2006
ô Monde de pluie
ô Monde de pluie, Monde terni
Ne soit pas si rabat-joie
Toi qui délaisse nos envies
Et crache sur nos toits
Tu peux rire chenapan
Caché dans ta grise guimauve
Que faudrait-il, un chant ?
Pour derechef, tout éclairer de mauve
Les cultivateurs t’ont-ils corrompu ?
Est-ce un caprice passager ?
Arrête ! La terre a trop bu
Et je la vois chanceler
Les torrents pleins de grumeaux
Sont si gai à tout emporter
Mais la montagne est leur berceau
Cet exil est bien mauvaise idée
Si la mousson est ici aussi maîtresse
Alors je réclame fortement
La chaleur qui accompagne son altesse
Pour chasser ce froid intransigeant
ô Monde de pluie, Monde noir
Ecoute ces modestes mots
J’ai match de foot ce soir
Cela va tomber à l’eau !
Fanfan
17:46 Publié dans Recueil de poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : *de tout et de rien*